Douste-Blazy, Paillé en embuscade pour un retour prochain ?

Alors que depuis 2007, je prône pour un rassemblement de tous les centristes de la majorité, je mesure chaque jour combien cet objectif sera difficile à tenir. Il y a plusieurs facteurs à cette difficulté : la structure actuelle des partis politiques, la dynamique défavorable et la position des centristes de la majorité. La structure actuelle des partis fait que nous sommes éparpillés dans 3 à 4 partis si ce n’est plus. La dynamique fait que les plus centristes d’entre nous sont omnibulés par Bayrou, comme me le faisait remarquer aimablement une commentatrice récemment, et les moins centristes sont à l’UMP et auront bien du mal de démissionner. Pour ce qui est enfin de la position des centristes de la majorité, il est clair qu’il ne sont pas sur le devant de la scène. Ceci étant dit, cela pourrait bien changer… Explications.

Dominique Paillé : un livre pour un retour

les-habits-neufs-des-faux-centristes-dominique-pailleDominique Paillé sors un livre cette semaine “Les habits neufs des faux centristes, Arnaque ou imposture ?” Ce livre reprend l’histoire du centre en France depuis 1965 au travers d’une quasi biographie de cette homme qui, après avoir été au PSU, a fini par être un “centriste de l’UMP”. Il égraine au fil des pages sa vision du centre aujourd’hui et explique pourquoi il juge légitime le fait que le centre aujourd’hui ne puisse s’épanouir que dans la majorité présidentielle. En quelque sorte, c’est son parcour qu’il tente de légitimer. J’avoue ne pas avoir encore totalement lu son livre et avoir déjà été surpris à plusieurs reprises. Je me reconnais assez bien dans la “torture” d’un homme qui, du fait de son centrisme de conviction et de la bipolarité du système actuel, est sans cesse contraint de choisir sans jamais perdre l’espoir d’une possible gouvernance centriste.

Ce livre est présenté par certaines critiques comme “l’expression littéraire de la volonté sarkozienne de tuer politiquement François Bayrou”. Il me semble que c’est une erreur monumentale d’appréciation. D’une part, pour ce qui est de la stratégie de Nicolas Sarkozy envers François Bayrou, elle se base essentiellement sur l’ignorance et la volonté de ne surtout pas légitimer le président du MoDem dans son rôle de “premier opposant”. Aussi, faire paraître un livre en partie basé sur la critique -toujours juste- de François Bayrou, c’est à mille lieux de l’ignorance prônée. Ensuite, pour ceux qui ont vraiment lu ce livre ou qui le lisent (c’est-à-dire pas les critiques) il apparait assez clairement qu’il s’agit là de l’expression de la souffrance d’un homme qui tient à expliquer son parcours. Rien que pour cela, je me reconnais parfaitement dans le personnage et je félicite l’auteur pour son courage et la clarté de son ouvrage.

Mais alors pourquoi aujourd’hui, pourquoi maintenant ? A cette question, les critiques qui ne veulent y voir que la volonté de contrer Bayrou vont vous dire (et ont déjà dit) que la concomitance de la sortie de ce livre avec celle d’Abus de Pouvoir de François Bayrou est la preuve irréfutable de leur théorie. Je ne le crois pas. D’abord, étant donné que je me reconnais dans le parcours de Dominique Paillé, je vais me permettre le culot de dire que je crois le comprendre. Je comprend que l’on puisse avoir envie d’exploser à force de se voir comparé à des mangeurs de soupe, je comprend que l’on puisse en avoir assez de ne pas être compris, je comprend que l’on puisse en être arrivé à un stade où l’on a simplement envie de crier au monde entier “je ne suis pas un opportuniste”. Aussi, ce livre arrive à un moment où le ras-le-bol à prit le dessus et où on a simplement envie que les gens comprennent notre engagement.

Ceci étant dit, on peut se demander pourquoi un homme peut développer un tel désir de compréhension. Il y a certes la volonté de ne pas passer pour un opportuniste et de réfuter les critique, je l’ai déjà dit, mais encore ? Et bien peut-être que certains commencent à se demander si leur rôle n’a pas vocation à évoluer vers quelque chose de plus important. Peut-être que Dominique Paillé, au delà du besoin irrépressible de pas être pris sans cesse pour un con une bille, essaye de (re)venir un peu plus sur le devant de la scène politique nationale par la littérature. C’est une stratégie courante, c’est d’ailleurs celle d’un autre centriste euh social démocrate.

Douste-Blazy, les Nations Unies pour se faire attendre

philippe douste blazyPhilippe Douste-Blazy s’est peu à peu coupé de la vie politique depuis 2004 et la prise de pouvoir de Nicolas Sarkozy sur l’UMP. Ce centriste historique, longtemps considéré comme un “baron” et comme l’héritier de la tête du centre français n’a peut-être pas apprécié la droitisation du mouvement populaire à ce moment précis. Mais s’il est aujourd’hui tenu à la fois à New-York par les Nations Unies et à Genève par sa fondation UNITAID, il n’a pas pour autant quitté la France. Il a repris les chemins de la fac pour donner des cours de médecine et regarde “avec attention” ce qu’il se passe sur la scène politique nationale. C’est ce qu’il a affirmé le 30 avril dernier dans le talk Orange-Le figaro.

Il ne s’est cependant pas étalé sur les thèmes de politique nationale mais a tout de même pris le temps de réaffirmer son attachement à la famille centriste et annoncer son retour prochain. “Je ne peux pas émettre de critique quant aux politiques des pays, mais je prendrais le temps prochainement, de m’exprimer à ce sujet. Et je le ferais avec vous !” a-t-il annoncé fièrement à Anne Fulda.

Si ce n’est pas un retour prochain clairement affiché d’un centriste de la majorité, je ne sais pas ce que c’est. Alors, Douste-Blazy, Paillé, en embuscade pour un retour prochain ? C’est tout-à-fait probable. Mais si ces pontes du centrisme reviennent sur le devant de la scène, le Nouveau Centre devra jouer un rôle de premier plan ou, à défaut, en tirer toutes les conscéquences. Il ne faut pas réitérer les erreurs du passé et afficher de façon ostensible notre rôle de “pôle centriste de la majorité” de façon à être clairement identifiés !

Décidément, au PS, ils n’ont rien compris à la stratégie de Bayrou !

aubry_bayrou200[Information Le Centrisme.com] Les leaders du Parti socialiste, les uns après les autres, veulent que François Bayrou dévoilent ses intentions politiques. Après François Hollande, c’est au tour de la Première secrétaire du PS de demander au Président du Mouvement démocrate s’il est de droite ou de gauche. Pour Aubry, Bayrou doit d’abord choisir son camp avant que d’éventuelles négociations s’ouvrent entre le PS et le Mouvement démocrate. De même, elle a rappelé que rien, jusqu’à aujourd’hui, ne permet de prétendre que Bayrou est de gauche d’autant qu’il avait refusé de choisir entre Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal lors de la dernière élection présidentielle. Jusqu’à présent, ces demandes de clarification se sont heurtées à une fin de non-recevoir de Bayrou qui préfère pour l’instant surfer entre Droite, Gauche et Centre afin de ratisser large en vue des prochaines présidentielles.

Alors voilà donc “Martine et le MoDem”. Elle navigue en eaux troubles. On pourrait presque croire qu’elle n’a pas compris la stratégie de François Bayrou qui, depuis quelques années, a décidé de ne plus choisir. C’est un fait : François Bayrou n’est pas un homme de gauche, ou du moins, rien ne le laisse supposer. Sur ce point, je la rejoins et je vais même plus loin en affirmant que François Bayrou est un homme de droite.

Alors, première question, François Bayrou peut-il clarifier ses positions ? Absolument pas ! Il sait pertinemment qu’une partie de sa base historique tire à droite et qu’il est toujours en mesure de la remobiliser, du moins en partie en 2012. S’il vient à accepter maintenant une alliance avec la gauche et le Parti Socialiste, alors il aura définitivement perdu tout espoir d’assister au retour d’une partie des 2.000.000 de personnes qui avaient voté pour lui en 2002.  Or sans eux, la perspective élyséenne s’éloigne. De même, sa nouvelle base n’est pas prête à accepter une alliance pure et simple : les fameux “poujamodémistes” comme on les appel, ne souhaitent pas d’alliance. Et puis s’il acceptait une alliance claire avec le PS, sa stratégie d’indépendance en prendrait un sérieux coup dans l’aile. Il ne peut donc pas se rapprocher plus encore de la gauche.

Deuxième question, François Bayrou va-t-il parvenir à ses fins ? C’est difficile à dire en ce sens que sa stratégie n’est pas claire ou apparait comme opportuniste pour la plupart des français. Il est clair qu’un éventuel rapprochement avec Dominique de Villepin ne serait pas de nature à clarifier les choses. D’autant que François Bayrou semble condamné à réitérer sa stratégie “d’alliance à géométries variables” pour le scrutin régional qui se prépare. Une fois encore, comme aux municipales, il ira tantôt à gauche, tantôt à droite.

Troisième question, PS et UMP laisseront-ils faire ? Il semblerai que François Bayrou soit devenu gênant. On veut qu’il se range -à gauche- ou même, selon les dires de certains modémistes, qu’il disparaisse -à droite-. Ceci étant dit, le Modem reste un réservoir de voix et les uns comme les autres ne sont pas dupes : il vaut mieux l’avoir avec que contre soi. Aussi, il semblerait que l’UMP comme le PS accepteraient des alliances ici où là avec le MoDem, de façon à servir leurs intérêts. Mais un obstacle se profile : à l’UMP, le partenaire centriste, c’est le Nouveau Centre et on aime autant voir des néocentristes rabattre les voix plutôt que des modémistes dont on sait qu’ils sont plus volatiles. Aussi, le PS semble las de cette danse nuptiale qui n’en finit pas de diviser les socialistes et pourrait se réfugier dans une union de la gauche portée par la crise. Quoi qu’il arrive cependant, là où UMP ou PS laisseront faire, ce sera uniquement dans l’optique de récupérer des voix.

Quatrième question, quel avenir stratégique pour le MoDem ? On a vu aux dernière municipales que les seuls maires MoDem élus l’ont été dans le cadre d’union avec la droite. Autrement dit, les alliances avec la gauche ne leur ont pas autant rapporté. Il semblerait donc que la droite laisse plus de place au centre, du fait d’une plus grande tradition de partenariat. Le MoDem, s’il veut des élus, devra un jour où l’autre aller vers la stratégie la plus “rentable”. Une fois encore, certains militants ne souhaitent pas voir cette évolution, même si la solitude doit se payer au prix d’un réseau d’élus de faible ampleur voire impuissant. Quoi qu’il en soit, il semblerait que le MoDem soit appelé à évoluer sur le long terme, mais qu’il table sur le maintient du cap jusqu’en 2012… Et ça, Martine va devoir l’accepter.

Cinquième question, François Bayrou peut-il être élu ? Il est clair que les institutions jouent contre lui. Elles ne lui permettent pas de développer une voie nouvelle en dehors des coalitions de la majorité et de l’opposition. On peut le regretter, c’est simplement le prix d’une formidable stabilité politique. Dans l’hypothèse, qui ne peut être que d’école comme le dirai Dominique Paillé, où il serait élu, il ne pourrait l’être qu’avec une majorité de voix de gauche. Ceci étant dit, il ne rassemblerait pas toute la gauche au premier tour, et il y aurait peut-être un effet aussi une sorte d’effet bradley au second tour. Autrement dit, des électeurs issues de sa base historique qui voteraient pour lui au premier tour ne souhaiteraient pas le voir au pouvoir en le voyant porté par une vague de gauche. Il est donc difficile de prédire ou non une victoire possible de François Bayrou. D’autant que cela dépend aussi beaucoup du candidat qu’il aurait en face de lui.

Certains prétendent que dans l’hypothèse où il parviendrait au deuxième tour, François Bayrou serait forcément élu. Je ne le crois pas ! Car il faudrait qu’il remobilise tout son électorat et qu’il soit sur une véritable dynamique. Il faudrait aussi qu’il parvienne à rassembler sur son nom l’ensemble de la gauche ou de la droite. Or on se doute qu’en cas de présence d’un candidat centriste au second tour, les extrêmes, notament l’extrême gauche, préfèreront l’abstention. Une fois encore, tout cela dépend du candidat auquel il fait face.

HADOPI : le gouvernement fait fausse route !

Le projet de loi visant à la création d’une Haute Autorité pour la Diffusion des Œuvres et la Protection des Droits sur Internet a été rejeté à l’Assemblée nationale. Les socialistes ont réussit un excellent “coup” politique en reversant le rapport des forces dans la chambre basse. La majorité quant à elle, a affiché ses divisions concernant ce texte. Le Nouveau Centre porte parole du Nouveau Centre, Jean Dionis du Séjour a voté contre et explique pourquoi sur son blog. Malgré ces difficultés, le gouvernement maintient le cap. Cependant, je suis convaincu qu’il fait fausse route. D’une part, je suis en désaccord avec ce texte sur la forme (la fameuse double peine) mais aussi sur le fond. La question que l’on peut se poser, outre celle de savoir pourquoi l’industrie du disque est en crise, c’est celle de savoir pourquoi les jeunes téléchargent et n’achètent plus autant de disques qu’avant.

La double peine, un amendement pour rire

La loi création et internet prévoit donc une riposte graduée au téléchargement. Il s’agit de charger l’HADOPI d’envoyer des mails d’avertissements (environs 10.000 par jours) aux internautes surpris en train de télécharger illégallement des oeuvres ; puis des recommandés (environs 3.000 par jours) aux internautes surpris en récidive pour enfin aboutir à la suspension de l’abonnement internet pour ceux qui seraient pris pour la troisième fois.

Mais cette coupure internet ne supendrait pas l’obligation de paiement auprès du fournisseur d’accès à internet ce qui constitue, pour l’internaute, une double peine. En effet, en plus de se voir privé de sa connexion, l’internaute devra payer son abonnement, ce qui équivaut à une amende. Je ne sais pas si ce qui me gêne la dedans est l’existence d’une double peine que le Nouveau Centre a tenté -grâce à l’amendement Dionis supprimé en commission mixte paritaire- de faire disparaître ou le fait que l’amande soit à payer à un organisme privé.

Car c’est bien de ça dont il s’agit si je ne m’abuse : un erzat d’amande à payer à son fournisseur d’accès à internet en ce sens que l’abonné privé du service continu de le payer sans contre-partie aucune… Cette double peine est selon moi une honte, et tant qu’elle ne sera pas rayée du texte, je serais contre.

Une solution plus que provisoire

En France, nous avons tendance à croire que lorsqu’une industrie est en difficulté, il convient de légiférer pour lui venir en aide sans autre forme de réflexion. Jamais nous tentons d’aller à la source du problème de peur de choquer, de brusquer, de heurter les principaux concernés qui ne souhaitent pas changer leurs habitudes.

Alors pourquoi l’industrie du disque est-elle en crise ? En novembre 2007, alors que le président de la FNAC venait de remettre une série de recommandations au chef de l’Etat, je m’interrogeais déjà de façon différente. Je n’ai pas vraiment changé de point de vue. Je crois toujours que l’industrie du disque est en mutation et qu’il faut qu’elle s’adapte.

Dans les dernières décénies, l’industrie du disque n’avait pas refusé de s’adapter à une évolution de la société qui voulait aller plus vite, avoir plus de changement. Cela s’est traduit par des mouvements de starifications éphémères. Chaque mois apportait sa révéllation, son single, son album, jettant aux oubliettes la starlette révélation du mois précédent. Ce mouvement poussé à l’extrême est même parvenu à s’adapter au rythme éffréné de la téléréalité. Forcément, il y a eu des couacs… Car si l’industrie du disque a su faire des stars aussi vite que les modes passaient, elle n’a pas su faire des albums ou des singles à ce rythme. Et lorsqu’elle s’y risquait, elle faisait face à des bides, faute de qualité.

La conscéquence de cette première adaptation fut que, en règle générale, la musique arrivait sur le marché alors qu’elle était en train de passer de mode. C’est encore plus flagrant aujourd’hui. C’est ainsi que j’entends souvent dire “mais c’est vieux ça !” alors que l’album sort tout juste. C’est en quelque sorte l’arroseur arrosé.

La loi création et internet, plutôt que de mettre l’industrie du disque en face de ses paradoxes, de ses contradictions et de la forcer à s’adapter aux attentes du marché, la protège et lui voile la face. Rien n’est plus fort que le marché et le marché a évolué. Déconnecter notre industrie du disque de cette réalité du marché, c’est l’exposer à une crise considérable dans le futur.

Il faut au contraire la contraindre à se mettre résolument dans l’ère du numérique, à faire des choix stratégiques d’avenir, à savoir produire aussi vite qu’elle fabrique des stars ou cesser de vendre de la starlette à la chaine.  Il faut permettre à l’auditeur de ne se procurer qu’un titre sans bouger de chez lui. Il ne faut pas lui demander de débourser plus que de raison…

La guerre des droites aura-t-elle lieu ? Sophie Landrin est une bonne journaliste

sophie-landrinLa guerre des droites aura-t-elle lieu ? C’est la question qui était récemment posée dans le monde. La brochette proposée est constituée de Jean-François Copé, Dominique Paillé, François Bayrou et Dominique de Villepin. Cet article de Sophie Landrin est déjà vivement contesté sur la toile car considéré comme trop « partisan », pas assez « objectif » et même trop imprécis. Pour ce qui est de l’imprécision, je la constate aussi mais ne la condamne pas. Car si on veut passer en revue tous les scénarios possibles à droite d’ici à 2012, cela peut être long. En revanche, pour ce qui est des autres critiques, elles ne me semblent pas du tout justifiées. Motivée par un mot malheureux (et pas moins vrai) qu’est “Bayrou, que la modestie n’a jamais étouffé” façon de dire qu’il était quoi qu’il arrive candidat en 2012. Et puis, cette rage modémiste contre une journaliste cataloguée sans procès comme partisane n’a pas été exprimé lorsqu’elle donna la parole au président du Modem pour qu’il déverse à son tour un peu de sa propagande dans un journal de référence… Je voudrais donc revenir sur ces critiques.

« Bayrou n’est pas de droite, il est centriste ! »

Ah les biens pensants modémistes, tout ces « primo-adhérents » qui ne veulent pas voir la vérité en face, ils me font bien rire. Ils sont aussi réactionnaires que des militants nationalistes. Pourquoi je dis ça ? Tout simplement parce que, comme je l’ai mainte fois répété ici, je suis profondément convaincu que François Bayrou est un homme de droite, voire plus à droite que moi. Il joue un jeu électoral en allant chercher l’électorat de centre-gauche qui l’a fait décoller en janvier 2007. Il a préféré s’en aller consolider de nouvelles bases plutôt que de conserver ses bases historiques. Le calcul est simple : en 2002, il ne parvient qu’à rassembler cette base historique et réalise un score de 6,84% (soit 1 949 170 voix) ; en 2007, il décolle grâce à un nouvel électorat et réalise alors un score de 18,57 % (soit 6.820.914 voix). Si on considère qu’il a de nouveau mobilisé l’ensemble de sa base historique en 2007 et que l’on fait le soustraction, le nouvel électorat représenterait donc approximativement un peu moins de 4.500.000 voix. Autant dire qu’il y a une nouvelle donne électorale.

Alors de quoi est constitué ce nouvel électorat ? Tout simplement d’individus tout à fait différents de ceux qui constituaient sa base historique. Alors que cette dernière reposait sur une population plutôt âgée, majoritairement rurale, relativement aisée (on parle de parti de notables) et assez conservatrice tout en ayant des préoccupations sociales ; la nouvelle base, elle, est constituée de ce que l’on appel dans le jargon des « jeunes urbains CSP+ » (comprenez de jeunes citadins issus des catégories socio-professionnelles supérieures).

Ceci explique cela ! Jusque là, ce nouvel électorat « centriste » ou plutôt « démocrate » orientait plutôt son bulletin de vote vers le PS ou les écologistes. C’est en quelques sorte cette jeunesse branchée qui se revendiquait « sociale-démocrate », qui pouvait voter écolo pour faire bien et manger bio « parce que c’est mieux ». De ce fait, le virage à gauche de François Bayrou lors de la création du Mouvement Démocrate ainsi que son rapprochement avec Corinne Lepage et CAP21 avait clairement pour but de fonder un parti sur mesure pour ces jeunes gens en mal de représentation politique. Pour autant, François Bayrou a soutenu durant deux campagnes présidentielles consécutives un programme de centre-droit parfois inspiré des plus libéraux des hommes politiques français (d’abord Alain Madelin puis Alternative Libérale) et a, durant sa carrière, participé à des gouvernements de droite. De ce fait, historiquement, François Bayrou reste un homme de droite, que les jeunes urbains CSP+ le veuillent ou non. Et puis, quoi qu’il arrive, les « primo-adhérents » et leurs comparses sympathisants ne suffiront pas à Bayrou pour gagner la présidentielle. Il lui faudra donc engager un retour vers son électorat le plus ancien. Voyez ce qui se passe avec Dominique de Villepin, c’est un signe à tout ceux qui l’on quitté. Par ailleurs, je reste moi-même attentif à cela.

« Dominique de Villepin est isolé, tout comme François Bayrou »

Oui et bien, un isolé qui s’acoquine avec un autre isolé, ça fait deux un peu moins isolés… Dominique de Villepin est isolé, mais sa haine contre Nicolas Sarkozy pourrait bien lui forger un caractère de gagneur à l’image de celui de son mentor, Jacques Chirac. Et souvenez-vous, Chirac en 1995, c’est un homme tout à fait isolé à droite, avec autour de lui qu’une base de militants et des pommes.

C’est d’ailleurs tout à fait la situation actuelle de Bayrou, à quelques détails près. Car si Chirac paraissait isolé, il avait quand même quelques élus avec lui, notamment des élus locaux. Et c’est bien ces mêmes élus locaux que François Bayrou a sacrifié sur l’autel des CSP+ (allez, j’arrête un peu avec ça). Cela finira-t-il par lui coûter la victoire ?

Par ailleurs, si Dominique de Villepin parvient à revenir sur le devant de la scène et à surfer sur la vague « des déçus du Sarkozysme cherchant une issue à droite », tout en kidnappant au passage quelques militants démocrates, alors sa stratégie devient crédible. Les français savent bien nous réserver quelques surprises et aiment particulièrement cela. D’autant qu’il ne faut pas oublier qu’il y a aussi des dissidents à droite qui n’ont jamais été sarkozystes et qui pourraient apporter leur soutien à une démarche personnelle de l’ancien premier ministre. Je pense bien entendu à Nicolas Dupont-Aignant qui, avec son parti politique tout neuf, Debout à République présente ses propres listes aux européennes et pourrait servir de relais à un Dominique de Villepin en mal de structure.

« Et Juppé, il ne compte pas ? »

Là je rejoins les critiques. On ne peut pas envisager la guerre des droites sans citer Alain Juppé. Il a par ailleurs lui aussi fait paraître son essai politique « Je ne mangerai plus de cerise en hiver » déjà vendu à 54.000 exemplaires. Et comme le dit la journaliste du journal « Le Monde », ce livre l’a remis en scelle.

Alors quelle peut être sa stratégie pour 2012 ? Il n’est pas au gouvernement mais a affirmé être disponible. Aussi, s’il n’est pas rappelé au Gouvernement, il aurait peut-être toute la rancœur et la liberté nécessaire pour se poser comme un nouvel opposant à droite. Mais il faut bien avouer qu’entre Copé le turbulent insoumis et Villepin le poète pamphleteur, Juppé n’aurait plus beaucoup de place pour s’exprimer en jouant cette sur cette corde là. Et puis il y a aussi les Villiers, Dupont-Aignant et compagnie…

Il pourrait aussi être rappelé au Gouvernement et se proposer comme celui qui serait capable de faire la continuité tout en étant différent. Mais à ce jeux là, François Fillon est en embuscade. Le fidèle successeur qui prend la relève avec une image tout à fait différente, la France y a déjà eu droit avec la transition de Gaulle/Pompidou. La question reste donc posée.

« L’article est trop partisan »

Une fois encore, c’est au MoDem que ça râle. L’article ne serait pas à leur goût car il ne présenterait pas François Bayrou (FB pour les intimes, un peu comme facebook) sous son jour le plus favorable. Et puis il se permettrai de critiquer les uns et les autres (et surtout François Gourou Bayrou). Un comble pour un journal de référence, non ? Et bien moi je vais répondre que non ! Quand un article prend position contre la Chine parce qu’elle ne respecte pas les droits de l’Homme ou contre les radicaux ismlamistes, cela ne choque personne, la prise ouverte de position est normale. Lorsque les journaux prétendent que Vladimir Poutine a assassiné une journaliste sans véritable autre forme de procès, cela ne choque pas le moins du monde. Lorsque les journaux font sentir qu’ils préfèrent Obama à Mc Cain, pas un démocrate pour broncher… Mais alors s’il y a un mot de travers sur leur chef, ils montent au créno comme une Ségolène pour défendre un Zapatero.

Avez vous simplement pensé que de l’analyse politique, ça ne peut pas être neutre ? Tout simplement parce que c’est politique ! Quelle naïveté que de croire en ce pseudo objectivisme journalistique et en cette capacité merveilleuse de faire de la critique politique de façon apartisane… Franchement, si tout cela était vrai et si tout cela était respecté, mais alors qu’est-ce qu’on s’emmerderait ! Et puis question débat d’idée, on pourrait repasser hein ! On aurait plus que des expositions de situation lyophilisées, pasteurisée, prêtes à mâcher (si ce n’est pré-mâchées). Ne réfléchissez pas braves gens, on a retiré tout les stimulateurs de conscience ! Article 100% non-intellectuel, convient parfaitement au public lobotomisé.

Ce n’est absolument pas ce que j’attends de la presse française. Elle et ses lecteurs valent bien mieux que cela.

« Cet article n’est pas indépendant »

Mouhahahahahahahaha attendez, je ne peux plus écrire ! Hahaha hihi ! Excusez moi une petite minute que je me marre ! Non là elle est bonne ! Elle est de qui ? Elle est de vous ? Ah bravo, c’est bon, très bon ! Vous êtes du Jamel comédie club non ? Ah non ? Vous devriez postuler !

Quelle légende voudrait qu’il n’y ait que l’opposition pur et dur qui soit libre et indépendante ? Ces réactions qui visent à traduire cet article comme la tribune clandestine d’un sarkosysme désireux de faire vriller la carrière de Bayrou sont idiotes, que dis-je, ridicules ! Si ce n’est pas être réactionnaire que de dire ça, je ne c’est plus ce que signifie ce mot !

Alors lorsque l’on critique le gouvernement, on fait preuve de courage et d’indépendance d’esprit, mais dès lors que l’on critique un peu l’opposition, qu’on la chahute, on n’est plus que des sbires obéissants de l’Elysée qui, dans un fantasme complotique, tirerait les ficelles depuis le bureau de la communication. Non mais il n’y aurait pas comme un soucis de considération ?

Lorsque l’on critique, mes chères opposants, il faut aussi accepter d’être critiqué, sinon, c’est du despotisme. La somme des biens pensants fait que dès lors que l’on prend position pour une majorité, on devient un tyrannique oppresseur des minorités… Mais c’est aussi un droit, une liberté d’esprit que de choisir l’un ou l’autre. Et puis, n’allons même pas jusque là puisqu’elle n’a pas choisit entre les uns et les autres !

Starmania, la maladie du siècle ?

Et s’ils avaient été parmi les plus visionnaires de l’histoire de la chanson ? Et si c’était vrai que la starmania était la maladie du siècle ? Et si finalement, c’était cette maladie qui gangrène la société actuelle ? Et si finalement, c’était la cause de la crise ? On pourrait le croire en étant attentifs aux textes de cette comédie musicale qui, déjà à l’époque, se revendiquait de l’opéra rock.

De New York à Tokyo, tout est partout pareil [...] Et sur toutes les radios, on danse le même disco [...] Dans les villes de l’an 2000, la vie sera bien plus facile, on aura tous un numéro [...] On suivra gaiement le troupeau, dans les villes de l’an 2000. Monopolis. Il n’y aura plus d’étrangers, on sera tous des étrangers. Dans les rues de … Monopolis. Qui sont tous ces millions de gens ? Seuls… Au milieu de … Monopolis.

La mondialisation a provoqué une certaine uniformisation de nos villes. Partout les mêmes “Mc Donald”, partout les mêmes Zara, Célio, Armand Thierry, H&M… Partout les mêmes building, partout les mêmes banlieues…

J’m'appelle Johnny Rockfort
J’suis né dans la Banlieue Nord
J’ai grandi sur les trottoirs
J’ai pas choisi d’être un zonard
Ma mère est devenue folle
Parce que mon père buvait trop

A quinze ans j’ai quitté l’école
Et j’ai pris le premier métro
Sans foi ni loi
Je veux vivre et mourir
Sans feu ni lieu
J’veux pas rentrer dormir
Dans ma banlieue

J’ai tout cassé
Avant d’partir
J’ai pas d’passé
J’ai pas d’avenir

Alors ? Ca ne vous rappel rien ? Ca ne vous fait pas réagir ?

Pour enrayer la nouvelle vague terroriste
Nous prendrons des mesures extrémistes
Nous imposerons le retour à l’ordre
Si on ne peut pas vivre dans la concorde
Nous mettrons la capitale
Sous la loi martiale
[...]
En ce qui concerne la pénurie d’énergie
Vous connaissez déjà ma stratégie
Quand nous aurons vidé le fond des mers
Nous serons prêts à vivre ailleurs que sur terre
Notre prochaine capitale
Sera une station spatiale
[...]
Cessons de nous ruiner pour le tiers monde
Qui nous remerciera bientôt avec des bombes
Assurons d’abord notre survivance
Je suis pour l’Occident
L’homme de la dernière chance

Celle-là s’appelle “discours électoral”… Encore deux ou trois petites choses à méditer. A lire aussi, l’interview de Zéro janvier… C’est édifiant, criant de réalisme.

Alors est-ce que tout le monde veut être une star aujourd’hui ? Je pense que c’est en partie vrai en ce sens que, lorsque l’on voit la téléréalité, la peoplisation des politiques (qu’ils regrettent parfois), la façon qu’on les gens de se comporter comme des “stars de quartiers”… Cette façon aussi que les gens ont eu de starifier, par exemple, Jérôme Kerviel…

Alors, finalement, existe-t-il un syndrome “monopolis” ou “starmania” ?

Et si la proportionnelle était le plus constitutionnelle ?

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Hervé Morin vient de publier une tribune où il propose d’introduire une dose de proportionnelle pour combattre l’absentéisme à l’Assemblée Nationale. Il vient de mettre le doigt dans un engrenage car ce débat est un débat qui est depuis longtemps porté par le centre. En effet, cette question est aussi celle de de la pluralité. De ce fait, je vais tenter de revenir sur les arguments qui sont souvent opposés à cette éventualité pour les contrer.

Cela permettrai de faire entrer les extrêmes au parlement.

Bien entendu, la pluralité passe par la représentation à l’assemblée nationale de courants issus des extrêmes. Mais cela serait-il catastrophique ? Je ne le crois pas pour deux raisons. D’une part, cela permettrai de faire cesser le débat de la victimisation des partis mal représentés.  Et ce serait en quelque sorte couper l’herbe sous les pieds que de les priver de ce débat qui fournit à chaque échéance leur populisme à deux balles.

De plus, cela forcerait ces courants extrémistes à prendre part au débat sur tout les sujets. Quelle serait leur crédibilité face à la réalité du travail politique ?

Cela ferait rentrer les technocrates au parlement.

Tant mieux ! Il serait temps de reconnaitre les bienfaits d’avoir au parlement des personnes compétentes, en pointe sur des sujets précis et cesser de dénigrer le savoir de la sorte ! Certaines personnes qui apporteraient une véritable valeur ajoutée aux débat ne sont pas forcément de bons serreurs de mains et faiseurs de bises ! Je ne souhaite pas qu’il n’y ait que des technocrates, certes, mais qu’il y en ai un peu ne serait pas un mal.

Sur des sujets comme la santé, le nucléaires ou d’autres sujets complexes, ne serait-il pas bon d’avoir des gens dotés d’une compétences supérieure ?

Les scrutins de listes sont de véritables calvaires.

Certes, je ne vais pas dire le contraire ! Mais il y a aussi beaucoup d’autres points positifs ppour contre-balancer cela. Le premier et que cela détacherai le député de sa circonscription d’élection. C’est en grande partie cela qui contraint les députés à l’absentéisme en ce sens qu’ils sont largement tributaire de leur électorat. Aussi, il leur faut toujours aller serrer des mains à la foire à la saucisse, sur les marchés, au concours de labour…Et si la constitution prétend implicitement que le député est l’élu de la Nation et non de sa circonscription, les faits en décident systématiquement autrement.

Alors maintenant, j’aimerai anticiper la critique qui va m’être faite. Il s’agit pour le MoDem de nous repprocher d’avoir reculé sur la dose de proportionnelle lors de la réforme des institutions. Alors certes, c’est la vérité : nous avions l’ambition d’intégrer la la réforme constitutionnelle de 2008 la modification du mode de scrutin des législatives pour y intégrer une dose de proportionnelle et nous n’y sommes pas parvenu.

Mais, si l’on remet les choses dans leur contexte, il y a plusieur choses à relever. D’une part, l’UDF est passée de plus de 200 députés entre 1993 et 1997 à 107 entre 1997 et 2002 pour finir à 29 entre 2002 et 2007. Forcément, lorsque l’on hérite de cela entre les deux tours d’une présidentielle, on ne pèse pas très lourd… De ce fait, on ne peut pas influer de façon considérable sur la politique gouvernementale. Je ne condanerai pas la stratégie de Bayrou car elle a longtemps été soutenue par bon nombre de ceux qui ont fondé le Nouveau Centre. Il faut dire que je reste convaincu que Gilles de Robien avait raison.

D’autre part, si nous avons consenti à céder sur ce point, c’est parce que nous étions parvenu à faire inscrire dans la constitution la fameuse règle d’or qui consiste en l’obligation constitutionnelle de présenter un budget en équilibre. “C’est une révolution absolument colossale. Cela fait près de trente ans que la France vit dans la facilité, dans les déficits budgétaires quelles que soient les circonstances économiques, quel que soit le niveau de croissance.” C’est ce qu’a affirmé Hervé Morin, président du Nouveau Centre et Ministre de la défense à l’annonce de cette avancée. Car s’il est bien une chose à laquelle le centre a toujours été attaché, c’est la réduction de la dette. Voilà de quoi se satisfaire.

Pour autant, je ne suis pas non plus le plus favorable du monde à une trop forte dose de proportionnelle et ce pour plusieurs raisons. D’une part, la Constitution de 1958 est largement bi-polarisante. Aussi, comme l’affirme Guy Carcassonne, “tendanciellement, les partis se coalisent [...] à l’occasion du second tour de l’élection présidentielle” et “les partis non coalisés dénoncent ce système“. Or, il estime cette critique “infondée” en ce sens qu’elle “repose sur l’idée implicite selon laquelle le premier tour serait plus légitime que le second” alors que finalement, ce sont les mêmes français qui votent à l’un et à l’autre. Pour être clair, j’emprunterais une dernière phrase à monsieur Guy Carcassonne : “Pas plus que d’enfants, on ne peut faire des députés tout seul. On peut le regretter mais pas l’ignorer !

Alors certes, je suis tout de même favorable à l’insertion d’une dose de proportionnelle de façon à obtenir une représentation plus fidèle de la population à l’Assemblée nationale, mais celle-ci ne doit pas être une alternative au coalitions, inhérantes à notre système.

La Constitution introduite et commentée par Guy Carcassonne” aux éditions du Seuil.

François Bayrou “révolutionnaire”

Bon, alors à tous ceux qui ont contesté mes précédents articles concernant le MoDem, je viens de lire un article dans le Figaro qui va vous mettre d’accord…

«Généralement, les gens débutent révolutionnaires et finissent ministres. Moi, c’est l’inverse, j’ai débuté ministre, je finis révolutionnaire.»

Maurice Leroy et Jacques Chirac ont commencé au Parti Communiste… Pour finir au Nouveau Centre et au RPR/UMP. François Bayrou a commencé à l’UDF, continue au MoDem et annonce qu’il est prêt à travailler avec le Parti Socialiste… Ca se tient, il peut finir au Parti Communiste ou au NPA…

Ce qui me chiffone c’est qu’il prétend pouvoir travailler avec Dominique de Villepin et avec François Hollande… Mais où sont ses vraies convictions ? Il prétend vouloir parvenir à une grande alliance nationale… Bon encore une fois il va falloir que je rappel deux ou trois petites choses…

D’une part je crois profondément que l’alternance est le poumon de la démocratie et d’autre part, historiquement, les alliances nationales ne sont pas les meilleurs souvenirs politiques des nations… Pour un souvenir réçent et proche de nous, la dernière fois que nous avons eu a faire à une cohabitation (situation qui, dans l’histoire française récente ressemble le plus à une alliance nationale) cela a aboutit à un extrémiste présent au second tour… Car on n’empêche pas les Français de faire l’alternance. Aussi, il est nécéssaire pour la bonne marche d’un pays d’avoir sans cesse une opposition démocratique crédible au pouvoir en place.

Ah, la Royal !

Ségolène Royal s’est illustrée une nouvelle fois ! Après s’être excusée des propos du Président à Dakar, puis des propos de Sarkozy envers Zapatero (toujours contestés), la voilà qui prétend avoir honte d’être française ! Non mais franchement, elle se prend pour qui ? De quel droit parade-t-elle comme une ambassadrice ? De quel droit prend-elle la parole au nom du peuple français ? Faudrait-il lui rappeler rapidement le cour des choses ? Bon aller, je m’y colle.

En 2007, madame Royal se lance dans les élections présidentielles après avoir emporté les primaires du Parti Socialiste. Au soir du premier tour, les résultats sont sans appel :

Nicolas Sarkozy
31.18% (11.450.302 voix)
Ségolène Royal
25.87% (9.501.295 voix)
François Bayrou
18.57% (6.820.914 voix)

Ségolène Royal est qualifiée pour le deuxième tour, chose qu’elle n’a alors pas l’idée de contester. Mais la championne mondiale du ridicul en politique va tout de même faire des siennes. Elle va participer aux débats de l’entre deux tour… A tous les débats, même ceux qui n’ont rien de règlementaire. Souvenez-vous de ce débat entre Ségolène Royal et François Bayrou qui, lui, n’était pas qualifié pour le second tour. En principe, les candidats malheureux dès le premier tour ont deux choix : donner des “consignes” de vote ou se taire. François Bayrou a choisit de… ne pas choisir et de ne rien faire dans les règles. Il n’a pas choisit, c’était son choix, dès lors, il aurait du se taire. Mais comme il voulait faire de la “politique autrement” (un véritable concepte, comprenez sans élus…) il a annoncé qu’il ne voterai pas Sarkozy sans pour autant prendre position pour Ségolène Royal. On parle même d’un rendez-vous manqué entre les deux tourteraux d’une élections. Bref, tout ça pour dire que, déjà à l’époque, Royal et Bayrou ne faisaient rien dans les règles. Forcément, au second tour, une fois encore, les résultats sont sans appel :

Nicolas Sarkozy
53.06% (18.983.408 voix)
Ségolène Royal
46.94% (16.790.611 voix)

Nicolas Sarkozy est démocratiquement élu Président de la République avec  une avance de 6 points sur Ségolène Royal. Une fois encore, les résultats ne sont pas contestés.

Par la suite, le Parti Socialiste organise le congrès de Riems. Après le vote des motions, on voit émerger une “nouvelle galaxie socialiste” qui peut être ainsi représentée :

galaxie_ps_reims-493x650La motion de Ségolène Royal arrive en tête  avec 29,08% des suffrages. Mais petit à petit, tous les “éléphans du PS” se rassemblent pour faire bloc contre elle. Le résultat est qu’elle est battue lors de l’élection au poste de première secrétaire du PS. Là en revanche, elle conteste. Elle se débat mais ne parvient pas à reverser la tendance, elle est bel est bien battue.

Ségolène Royal passe donc du statu de candidate au second tour de la présidentielle à celui de simple membre d’un parti politique d’opposition. Soit, elle va s’opposer. Le problème est qu’elle a un peu tendance à oublier sa position… Ni Présidente de la République, ni première secrétaire du Parti Socialiste, elle ne peut parler qu’en son nom… Or, elle prend la parole tantôt au nom des Français, tantôt au nom des socialiste et cela commence à poser problème.

Mais ce qui me débecte vraiment, c’est que cette femme qui semble souhaiter se présenter une nouvelle fois à la Présidence de la République vient d’affirmer avoir honte d’être française… Alors là c’est le bouquet. Après sa cascade d’excuses, c’est le comble. Elle ne va tout de même pas s’excuser d’être française non ? Et comme dirait André Santini en visite hier à Montigny-lès-Metz, qu’elle commence par s’excuser de ne pas avoir payé ses assistantes parlementaires… on en reparle après ;) .

André Santini en visite ce soir à Metz

FRANCE/La fédération Nouveau Centre de Moselle (57)

est heureuse de vous inviter à une

réunion publique

autour de monsieur

André Santini

secrétaire d’Etat chargé de la fonction publique et co-fondateur du Nouveau Centre

Maire d’Issy-lès-Moulineaux.

Cette réunion se déroulera à l’espace Europa à Montign-lès-Metz (70 rue de Pont-à-Mousson) de 18h00 à 20h00. Une large place sera faite au débat avec le public.

Je tiens à rappeler quelques remarques de ce maître de l’humour politique :

« Vous êtes intelligents, la preuve vous êtes dans les affaires, nous on ne sait rien, la preuve on est dans la politique. »
« Barre c’est mon compagnon de chambre : il dort à côté de moi à l’Assemblée »
« Je crois qu’on en a fait un peu trop pour les obsèques de François Mitterrand. Je ne me souviens pas qu’on en ait fait autant pour Giscard »
« Monseigneur Decourtray n’a rien compris au préservatif, il le met à l’index. »
(À propos d’Édith Cresson) : « À force de descendre dans les sondages, elle va finir par trouver du pétrole »
(À propos de Raymond Barre) : « Quand je le vois à l’Assemblée nationale et qu’il ne roupille pas, il se tourne les pouces et je me dis : tiens il fait son jogging »
« La droite a touché le fond de la piscine : maintenant, elle creuse. »
« Si Saint Louis rendait la justice sous un chêne, Arpaillange la rend comme un gland. »
« La différence entre un cocu et un député, c’est que le premier n’est pas obligé d’assister à la séance »
« Si l’éclipse était de gauche, Jack Lang l’aurait organisée. »
(À propos d’Alain Juppé) : « Le Premier Ministre souhaite un Gouvernement ramassé ; il a parfaitement réussi. »
(À propos d’Alain Juppé) : « Avant, le Gouvernement allait dans le mur, maintenant il klaxonne. »
(À propos de la Corse) : « Les grandes douleurs sont muettes. »
(À propos de Lionel Jospin) : « Je crois qu’il lui manque une case. C’est celle de l’oncle Tom. »
« Les experts naquirent du grand besoin qu’ils avaient d’eux-mêmes. »
(À propos du flirt) :« La main dans le machin, le machin dans la main, mais pas le machin dans le machin. »
« Pour les Corses, la politique est un sport national. On est une terre d’immigration, on n’est pas très doué pour les affaires. Alors, on trouve facilement des Corses dans la fonction publique, dans l’armée, dans le droit. D’ailleurs, dans le droit, nous fournissons tout : l’avocat, le juge, le condamné, le gardien de prison, nous avons tout en magasin. »

Manon Fouquet y croit encore

manon-fouquetEn tant que Jeune Centriste, je vous parle souvent de Damien ABAD. C’est bien normal puisque c’est le Président des Jeunes Centristes, qu’il est particulièrement brillant (cf. l’article “C’est vraiment dégueulasse“) et qu’il est candidat aux Européennes du 7 juin prochain. Mais ce dont je vous parle un peu moins, c’est de la candidature de Manon Fouquet. Elle aussi est une brillante jeune centriste candidate au scrutin du 7 juin prochain. Petit aperçut.

Manon Fouquet est devenue directrice d’hôpital après un master de droit médical entre autre (Emilie, si tu lis…). Elle vient de donner une interview au journal “Balle au Centre”, publication du Nouveau Centre Science Po (bon OK, ça fait un mois). On y apprend deux ou trois truc sur elle, mais pas grand chose sur le programme que l’on connait déjà. Enfin, je parle pour moi qui suis allé à la convention européenne et qui ai étudié le programme européen du Nouveau Centre. Pour les autres, il serait peut-être bon d’aller y jeter un coup d’œil.

J’en profite pour dire ici que Graine de Centriste aimerai aussi s’essayer à l’exercice de l’interview de personnalités centristes -qu’elles soient ou non au Nouveau Centre-. Il s’agirait de voir en substance ce que l’on a en commun. Alors, si quelqu’un me lis et est volontaire…

Le site de Manon Fouquet : www.manonfouquet.fr