Alors que depuis 2007, je prône pour un rassemblement de tous les centristes de la majorité, je mesure chaque jour combien cet objectif sera difficile à tenir. Il y a plusieurs facteurs à cette difficulté : la structure actuelle des partis politiques, la dynamique défavorable et la position des centristes de la majorité. La structure actuelle des partis fait que nous sommes éparpillés dans 3 à 4 partis si ce n’est plus. La dynamique fait que les plus centristes d’entre nous sont omnibulés par Bayrou, comme me le faisait remarquer aimablement une commentatrice récemment, et les moins centristes sont à l’UMP et auront bien du mal de démissionner. Pour ce qui est enfin de la position des centristes de la majorité, il est clair qu’il ne sont pas sur le devant de la scène. Ceci étant dit, cela pourrait bien changer… Explications.
Dominique Paillé : un livre pour un retour
Dominique Paillé sors un livre cette semaine “Les habits neufs des faux centristes, Arnaque ou imposture ?” Ce livre reprend l’histoire du centre en France depuis 1965 au travers d’une quasi biographie de cette homme qui, après avoir été au PSU, a fini par être un “centriste de l’UMP”. Il égraine au fil des pages sa vision du centre aujourd’hui et explique pourquoi il juge légitime le fait que le centre aujourd’hui ne puisse s’épanouir que dans la majorité présidentielle. En quelque sorte, c’est son parcour qu’il tente de légitimer. J’avoue ne pas avoir encore totalement lu son livre et avoir déjà été surpris à plusieurs reprises. Je me reconnais assez bien dans la “torture” d’un homme qui, du fait de son centrisme de conviction et de la bipolarité du système actuel, est sans cesse contraint de choisir sans jamais perdre l’espoir d’une possible gouvernance centriste.
Ce livre est présenté par certaines critiques comme “l’expression littéraire de la volonté sarkozienne de tuer politiquement François Bayrou”. Il me semble que c’est une erreur monumentale d’appréciation. D’une part, pour ce qui est de la stratégie de Nicolas Sarkozy envers François Bayrou, elle se base essentiellement sur l’ignorance et la volonté de ne surtout pas légitimer le président du MoDem dans son rôle de “premier opposant”. Aussi, faire paraître un livre en partie basé sur la critique -toujours juste- de François Bayrou, c’est à mille lieux de l’ignorance prônée. Ensuite, pour ceux qui ont vraiment lu ce livre ou qui le lisent (c’est-à-dire pas les critiques) il apparait assez clairement qu’il s’agit là de l’expression de la souffrance d’un homme qui tient à expliquer son parcours. Rien que pour cela, je me reconnais parfaitement dans le personnage et je félicite l’auteur pour son courage et la clarté de son ouvrage.
Mais alors pourquoi aujourd’hui, pourquoi maintenant ? A cette question, les critiques qui ne veulent y voir que la volonté de contrer Bayrou vont vous dire (et ont déjà dit) que la concomitance de la sortie de ce livre avec celle d’Abus de Pouvoir de François Bayrou est la preuve irréfutable de leur théorie. Je ne le crois pas. D’abord, étant donné que je me reconnais dans le parcours de Dominique Paillé, je vais me permettre le culot de dire que je crois le comprendre. Je comprend que l’on puisse avoir envie d’exploser à force de se voir comparé à des mangeurs de soupe, je comprend que l’on puisse en avoir assez de ne pas être compris, je comprend que l’on puisse en être arrivé à un stade où l’on a simplement envie de crier au monde entier “je ne suis pas un opportuniste”. Aussi, ce livre arrive à un moment où le ras-le-bol à prit le dessus et où on a simplement envie que les gens comprennent notre engagement.
Ceci étant dit, on peut se demander pourquoi un homme peut développer un tel désir de compréhension. Il y a certes la volonté de ne pas passer pour un opportuniste et de réfuter les critique, je l’ai déjà dit, mais encore ? Et bien peut-être que certains commencent à se demander si leur rôle n’a pas vocation à évoluer vers quelque chose de plus important. Peut-être que Dominique Paillé, au delà du besoin irrépressible de pas être pris sans cesse pour un con une bille, essaye de (re)venir un peu plus sur le devant de la scène politique nationale par la littérature. C’est une stratégie courante, c’est d’ailleurs celle d’un autre centriste euh social démocrate.
Douste-Blazy, les Nations Unies pour se faire attendre
Philippe Douste-Blazy s’est peu à peu coupé de la vie politique depuis 2004 et la prise de pouvoir de Nicolas Sarkozy sur l’UMP. Ce centriste historique, longtemps considéré comme un “baron” et comme l’héritier de la tête du centre français n’a peut-être pas apprécié la droitisation du mouvement populaire à ce moment précis. Mais s’il est aujourd’hui tenu à la fois à New-York par les Nations Unies et à Genève par sa fondation UNITAID, il n’a pas pour autant quitté la France. Il a repris les chemins de la fac pour donner des cours de médecine et regarde “avec attention” ce qu’il se passe sur la scène politique nationale. C’est ce qu’il a affirmé le 30 avril dernier dans le talk Orange-Le figaro.
Il ne s’est cependant pas étalé sur les thèmes de politique nationale mais a tout de même pris le temps de réaffirmer son attachement à la famille centriste et annoncer son retour prochain. “Je ne peux pas émettre de critique quant aux politiques des pays, mais je prendrais le temps prochainement, de m’exprimer à ce sujet. Et je le ferais avec vous !” a-t-il annoncé fièrement à Anne Fulda.
Si ce n’est pas un retour prochain clairement affiché d’un centriste de la majorité, je ne sais pas ce que c’est. Alors, Douste-Blazy, Paillé, en embuscade pour un retour prochain ? C’est tout-à-fait probable. Mais si ces pontes du centrisme reviennent sur le devant de la scène, le Nouveau Centre devra jouer un rôle de premier plan ou, à défaut, en tirer toutes les conscéquences. Il ne faut pas réitérer les erreurs du passé et afficher de façon ostensible notre rôle de “pôle centriste de la majorité” de façon à être clairement identifiés !
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[Information
La guerre des droites aura-t-elle lieu ? C’est la question qui était récemment posée dans le monde. La brochette proposée est constituée de Jean-François Copé, Dominique Paillé, François Bayrou et Dominique de Villepin. Cet article de Sophie Landrin est déjà vivement contesté sur la toile car considéré comme trop « partisan », pas assez « objectif » et même trop imprécis. Pour ce qui est de l’imprécision, je la constate aussi mais ne la condamne pas. Car si on veut passer en revue tous les scénarios possibles à droite d’ici à 2012, cela peut être long. En revanche, pour ce qui est des autres critiques, elles ne me semblent pas du tout justifiées. Motivée par un mot malheureux (et pas moins vrai) qu’est “Bayrou, que la modestie n’a jamais étouffé” façon de dire qu’il était quoi qu’il arrive candidat en 2012. Et puis, cette rage modémiste contre une journaliste cataloguée sans procès comme partisane n’a pas été exprimé lorsqu’elle donna la parole au président du Modem pour qu’il déverse à son tour un peu de sa propagande dans un journal de référence… Je voudrais donc revenir sur ces critiques.
La motion de Ségolène Royal arrive en tête avec 29,08% des suffrages. Mais petit à petit, tous les “éléphans du PS” se rassemblent pour faire bloc contre elle. Le résultat est qu’elle est battue lors de l’élection au poste de première secrétaire du PS. Là en revanche, elle conteste. Elle se débat mais ne parvient pas à reverser la tendance, elle est bel est bien battue.
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La fédération Nouveau Centre de Moselle (57)
En tant que Jeune Centriste, je vous parle souvent de Damien ABAD. C’est bien normal puisque c’est le Président des Jeunes Centristes, qu’il est particulièrement brillant (cf. l’article “

