Un prof agressé à Montigny-lès-Metz

Quelle a été ma surprise lorsque j’ai lu dans les “Flash actu” du figaro.fr qu’une agression de professeur avait eu lieu à Metz. Un élève de 12 ans, d’une classe de 5e au lycée Jean XXIII de Montigny-lès-Metz, a en effet agressé aujourd’hui avec des ciseaux [à bouts ronds] une enseignante, blessée à une joue. Heureusement, sa vie n’est pas en danger assure-t-on à l’inspection académique de la Moselle à Metz.

“L’agression s’est produite dans la matinée à la fin d’un cours alors que l’enseignante et ses élèves rangeaient leurs affaires. Le garçon, un bon élève sans antécédent, s’est approché du bureau de son maître et lui a donné un coup de ciseau”, a-t-on expliqué. L’enseignante, dont l’identité n’a pas été révélée, a “une estafilade à une joue et ses jours ne sont pas en danger”, a-t-on précisé de même source.

Bien entendu, si cette affaire a retenu mon attention, c’est parce qu’elle s’est déroulée relativement proche de chez moi qui suis originaire de Jarny (Olley pour être précis). Mais, quelques jours après l’assassinat d’une jeune adolescente par sa meilleure amie (!), quelques jours aussi après qu’un professeur ait encore été poignardé en plein cours au lycée Pierre et Marie Curie et alors que le procès de l’agresseur de Karen Montet-Toutain vient de commencer, trois ans après le drame, la question que cet incident pose est bien plus profonde.

En effet, plus que jamais, les abysses de l’adolescence semblent être incompréhensible ment empreintes de violence. Mais pourquoi ? Pourquoi cette recrudescence d’actes inouïs ? Cela ne fait pas bien longtemps que je suis passé par là… A l’époque l’affaire Karen Montet-Toutain avait fait scandale. Aujourd’hui, il ne se passe plus un semestre sans qu’un fait d’hiver vienne grossir les page de la nécrologie des carnets intimes des adolescents. On ne parle plus du suicide, problème récurrent de la jeunesse, mais bien d’agressions, de tentatives d’homicides et d’assassinats.

Je ne croyais pas avoir eu une adolescence dorée, à l’abris de tout. Je ne pensais pas avoir évolué dans un milieu épargné. D’ailleurs, on remarque même qu’il n’y a plus de milieux épargnés. Mais alors, si ce n’est pas des difficultés sociales, qu’est-ce que c’est ? Est-ce “seulement” la difficulté d’être adolescent aujourd’hui ? Est-ce une véritable rupture entre les jeunes et le système éducatif ? Si tel est le cas, alors les choses en sont arrivées à un stade critique.

4 réponses

  1. Bon lecteur que vous êtes vous aurez sans doute noté que les ciseaux en question étaient à bouts ronds, et que le mot “poignardé” et la suite de votre pénible écrit relève donc plus de la dramatisation que du réel. Méditez sur cet oubli et sur l’usage que vous faites de ce mot et de de ce fait divers et vous aurez des réponses aux questions que vous vous posez dans la suite de votre articulet.

    • J’ai rectifié le titre de cet article… Cependant, je ne vois pas en quoi j’ai plus de réponses à mes questions. En effet, je ne parle de ce jeune mosellan que dans le premier paragraphe… Ne le considérant pas comme le centre du monde, la suite de mon récit n’a finalement plus autant à voir avec lui qu’avec la somme d’autres agressions qui ont lieu dans le milieu scolaire.

      Car que cela vous plaise ou non, il s’agit d’une agression, que les ciseaux aient ou non des bouts ronds… Et, excellent lecteur que vous êtes, vous aurez certainement remarqué que je pose des questions qui dépassent largement le cadre de cet incident. Il a certes été l’élément déclencheur de mon questionnement, mais ce dernier va bien au delà… Pourquoi y a-t-il une hausse de la violence dans les établissements scolaires (messins ou non hein) ?

      Aussi, si l’on considère les évènements qui ont eu lieu récemment dans un lycée à Gagny, on se rend compte que ce qui était une zone relativement protégée il y a quelques années encore ne l’est plus aujourd’hui. Bien entendu, si je m’étais limité à cet évènement qui, finalement, n’a pas une grande importance s’il est considéré de manière isolé, alors oui, cela aurait été un articulet… Et encore !

    • Les ciseaux etaient peut etre a bout rond, le mot “poignarde” un peu fort mais il ne faut pas oublier que pour la personne agressee, ca ne change pas grand chose!!!

      Vous trouveriez peut etre ca plus grave si les ciseaux a bout rond avaient ateint l’oeil au lieu de la joue?

      Cette pauvre femme va garder un cicatrice a vie au milieu du visage, un choc psychologique tres important et tout ca a cause d’un gamin de 12ans qui va probablemant souffrir d’aucune consequence vu son age!

      Et vous trouvez ca normal peut etre?
      Je crois que c’est a vous de mediter un peu plus vos propos avant de juger de la gravite des atteintes faites a autrui!

  2. De plus, j’aimerai ajouter que dans le cadre de mon interrogation sur le malaise des jeunes et de ses traductions quotidiennes, la rondeur des ciseaux n’a pas grande importance… Cet acte révèle tout de même un malaise, quelque soit sa nature…

Laisser un commentaire