André Santini en visite ce soir à Metz

FRANCE/La fédération Nouveau Centre de Moselle (57)

est heureuse de vous inviter à une

réunion publique

autour de monsieur

André Santini

secrétaire d’Etat chargé de la fonction publique et co-fondateur du Nouveau Centre

Maire d’Issy-lès-Moulineaux.

Cette réunion se déroulera à l’espace Europa à Montign-lès-Metz (70 rue de Pont-à-Mousson) de 18h00 à 20h00. Une large place sera faite au débat avec le public.

Je tiens à rappeler quelques remarques de ce maître de l’humour politique :

« Vous êtes intelligents, la preuve vous êtes dans les affaires, nous on ne sait rien, la preuve on est dans la politique. »
« Barre c’est mon compagnon de chambre : il dort à côté de moi à l’Assemblée »
« Je crois qu’on en a fait un peu trop pour les obsèques de François Mitterrand. Je ne me souviens pas qu’on en ait fait autant pour Giscard »
« Monseigneur Decourtray n’a rien compris au préservatif, il le met à l’index. »
(À propos d’Édith Cresson) : « À force de descendre dans les sondages, elle va finir par trouver du pétrole »
(À propos de Raymond Barre) : « Quand je le vois à l’Assemblée nationale et qu’il ne roupille pas, il se tourne les pouces et je me dis : tiens il fait son jogging »
« La droite a touché le fond de la piscine : maintenant, elle creuse. »
« Si Saint Louis rendait la justice sous un chêne, Arpaillange la rend comme un gland. »
« La différence entre un cocu et un député, c’est que le premier n’est pas obligé d’assister à la séance »
« Si l’éclipse était de gauche, Jack Lang l’aurait organisée. »
(À propos d’Alain Juppé) : « Le Premier Ministre souhaite un Gouvernement ramassé ; il a parfaitement réussi. »
(À propos d’Alain Juppé) : « Avant, le Gouvernement allait dans le mur, maintenant il klaxonne. »
(À propos de la Corse) : « Les grandes douleurs sont muettes. »
(À propos de Lionel Jospin) : « Je crois qu’il lui manque une case. C’est celle de l’oncle Tom. »
« Les experts naquirent du grand besoin qu’ils avaient d’eux-mêmes. »
(À propos du flirt) :« La main dans le machin, le machin dans la main, mais pas le machin dans le machin. »
« Pour les Corses, la politique est un sport national. On est une terre d’immigration, on n’est pas très doué pour les affaires. Alors, on trouve facilement des Corses dans la fonction publique, dans l’armée, dans le droit. D’ailleurs, dans le droit, nous fournissons tout : l’avocat, le juge, le condamné, le gardien de prison, nous avons tout en magasin. »

Manon Fouquet y croit encore

manon-fouquetEn tant que Jeune Centriste, je vous parle souvent de Damien ABAD. C’est bien normal puisque c’est le Président des Jeunes Centristes, qu’il est particulièrement brillant (cf. l’article “C’est vraiment dégueulasse“) et qu’il est candidat aux Européennes du 7 juin prochain. Mais ce dont je vous parle un peu moins, c’est de la candidature de Manon Fouquet. Elle aussi est une brillante jeune centriste candidate au scrutin du 7 juin prochain. Petit aperçut.

Manon Fouquet est devenue directrice d’hôpital après un master de droit médical entre autre (Emilie, si tu lis…). Elle vient de donner une interview au journal “Balle au Centre”, publication du Nouveau Centre Science Po (bon OK, ça fait un mois). On y apprend deux ou trois truc sur elle, mais pas grand chose sur le programme que l’on connait déjà. Enfin, je parle pour moi qui suis allé à la convention européenne et qui ai étudié le programme européen du Nouveau Centre. Pour les autres, il serait peut-être bon d’aller y jeter un coup d’œil.

J’en profite pour dire ici que Graine de Centriste aimerai aussi s’essayer à l’exercice de l’interview de personnalités centristes -qu’elles soient ou non au Nouveau Centre-. Il s’agirait de voir en substance ce que l’on a en commun. Alors, si quelqu’un me lis et est volontaire…

Le site de Manon Fouquet : www.manonfouquet.fr

Arthuis veut toujours refonder l’UDF !

800px-logo-rassembler-les-centris1Après avoir quitté le Mouvement démocrate faute de pouvoir infléchir la politique suivie par François Bayrou et faute d’avoir pu sauver l’UDF à laquelle il était très attaché, Jean Arthuis, la sénateur de la Mayenne et ancien ministre de l’Economie veut désormais fédérer les diverses mouvances centristes en présentant des candidats «unitaires» lors des prochaines élections sénatoriales, régionales et cantonales. Il s’agirait de candidatslogo_udf centristes provenant de l’Union centriste (le groupe sénatorial), de la Gauche Moderne, du Nouveau centre, de l’UMP et du Mouvement démocrate. Le rêve n’est toujours pas taxé (et les affaires de pic-nic non plus, on l’a échapé belle souvenez-vous).

Jean Arthuis continue donc la mission qu’il s’est fixé, rassembler les centristes. Une mission qui est également le but de l’association qu’il a fondé en 2008 et qui a son site internet et un blog. Il répète également que sa volonté n’est pas «de créer un nouveau parti, ce qui ajouterait au fractionnement du Centre, mais de refonder la famille politique centriste au sein d’un parti». Et celui-ci serait l’UDF dont il demeure un nostalgique. Pour cela, il compte tenir, en 2010, un «congrès refondateur à la veille ou au lendemain des élections régionales». Mine de rien, ça ressemble quand-même fort à la création d’un parti politique supplémentaire.

Cette volonté de réunification est partagée par Michel Mercier, membre du Mouvement démocrate et même trésorier du parti de François Bayrou. Président du groupe Union centriste au Sénat il estime que «même s’il y a des différences partisanes, nous sommes tous centristes» et parle de «valeurs communes» et de «désir d’unité».

Ce désir d’unité, il est clair que je le partage. Ce que je me demande, c’est si cette volonté pourra réellement prendre forme un jour.Le premier point positif : l’UDF existe toujours juridiquement et ce jusqu’en 2010. Ceci étant dit, il ne faut pas que Jean Arthuis rate le coche dans un an, sans quoi l’UDF sera définitivement morte. Le second point positif, c’est que je ne voit pas comment le Nouveau Centre pourrait refuser de participer et de prendre part à cette initiative, lui qui se revendique héritier idéologique de l’UDF. D’autant qu’une partie de son groupe parlementaire à l’Assemblée Nationale (je pense particulièrement à Therry Benoît) est clairement favorable à la renaissance de l’UDF. Le troisième point positif est que l’ex ministe de l’économie Jean Arthuis a pour le moment réussit ce miracle qu’est de conserver l’union sacrée au Sénat.

Mais il y a aussi des zones d’ombre qui planent sur ce projet. La première est la réaction de tout ceux qui au Nouveau Centre, au MoDem ou ailleurs n’ont pas vraiment envie de voir émerger une énième UDF. François Bayrou n’en serait certainement pas le leader vénéré et ne souhaitera de ce simple fait pas soutenir la manoeuvre. L’UDF ainsi recréée serait certainement plus critique vis-à-vis du Gouvernement que le Nouveau Centre et à ce titre, une partie des cadres du NC préfèreront peut-être rejoindre l’UMP (ce qui serait catastrophique pour eux vu ce qui est arrivé à Phillipe Douste-Blazy). L’UMP quant à elle risque fort de mettre sur pied une petite attaque en règle pour mettre des batons dans les roues à cette initiative bien que cela serait considérablement plus difficile qu’en 2007… Une seconde zone d’ombre se profile à l’horizon. Il faut bien se dire que la refondation de l’UDF sous-entend qu’il y aurait eu un accord préalable concernant le positionnement. Alors la nouvelle UDF, dans la majorité ou hors de la majorité ? Car il restera 2 ans minimum de gouvernement Sarkozy. La dernière zone d’ombre vient de l’éventuelle nomination de Jean Arthuis au poste de ministre de l’agriculture laissé vacant par Michèl Barnier qui souhaite pour sa part quitter le gouvernement Fillion 2 dès le 6 mai prochain…

jean-arthuisQue restera-t-il de sa volonté après avoir obtenu un porte-feuille de ministre ? Comment une telle nomination serait-elle acceuillie dans l’entourage de François Sauvadet, autre figure centriste suceptible d’obtenir ce poste ? Cela contraindrait qui plus est la Nouvelle UDF à intégrer la majorité dès sa création… C’est ce qui a constitué la principale difficulté du Nouveau Centre… En effet, je vois mal comment, d’une part des membres du MoDem pourraient prendre part à une telle initiative, d’autre part comment elle pourrait être plus critique vis-à-vis de la majorité que le Nouveau Centre (si ce n’est que Jean Arthuis semble avoir les reins solides et une grande gueule). Enfin, comment cette proximité serait-elle acceuillie dans l’opinion publique ? Réponse au prochain épisode.

Pour finir, bien que cela me ferait énormément plaisir que de voir renaître l’UDF de ses cendres, je tiens à émettre une petite réserve. Il ne faut absolument pas que l’UDF ainsi recréée vienne s’ajouter aux autres formations centristes sans autre forme de procès. Le centre est déjà un patchwork politique aussi compréhensible qu’un puzzle à 1000 pièces, ce serait absolument terrible de rajouter de la division à la division. De plus, Jean Arthuis s’illustre depuis quelques mois déjà comme étant un leader centriste éventuel. Une alternative sérieuse à Bayrou et Morin en somme ! Le fait est que c’est un leader sans parti. Ce qui me fait peur, c’est le risque de voir émerger une nouvelle formation politique vouée à supporter un seul homme.

Pour toutes ces raisons, je soutiens Jean Arthuis mais je reste vigilant vis-à-vis de ses ambitions personnelles. Le rêve serait de voir se recréer l’UDF à partir du Nouveau Centre, de la Gauche Moderne, des Progressistes, le MoDem et de voir émerger une classe dirigeante de cadres compétants et un leader à la fois incontesté et réfléchit. I’m a dreamer, but I want to carry on, and I know, I’m a lonely man.

Ce que l’on veut faire dire à Clara Rojas

Hier, j’ai regardé le journal télévisé de David Pujadas sur France 2. Aujourd’hui, je regarde Café Littérraire de Daniel Picouly sur la même chaine. Et aujourd’hui comme hier, j’ai la même sensation de gêne. Outre le fait que j’ai mangé à peu près la même chose (ce dont tout le monde se fout n’est-ce pas…), je crois que cela vient bien du fait que l’invitée de ces deux émissions est la même : Clara Rojas. Pourtant, elle n’est pas particulièrement gênante cette femme. A vrai dire, elle ne me gêne pas le moins du monde. Ce qui me gêne, c’est que j’ai la vague impression que l’on essaye de lui faire dire une seule et unique chose, comme si son livre se résumait à ça.

Ce que les interviewers semblent vouloir lui faire dire pourrait ressembler à ça : “Oui, tout ce que j’ai vécu durant ces 6 années terribles de captivité, c’est de la faute à la méchante et égocentrique Ingrid Bétancourt.” A croire que celle qui a été en odeur de sainteté durant toutes ces années, celle de qui on parlait en se disant “ça fait si longtemps qu’elle est dans la jungle”, celle que l’on a surexposée lors de sa libération, se voit aujourd’hui reléguée au rang de pestiférée. Mais que nous vaut ce retournement de situation ?

L’opinion publique s’est retournée bien avant les médias. Je l’ai vécu en directe lors de la saint Silvestre 2007. J’étais chez une amie où la simple vue d’Ingrid Bétancourt provoquait une réaction collective de rejet. “Elle est super riche, on en fait trop, ce n’est pas normal…” Une opinion qui m’a surpris parce que tout le monde la partageait. Personne ne soutenait alors plus la franco-colombienne.

Aujourd’hui, pas moins de quatre livres sont parut, de la plume de 7 ex-otages. Tous dressent un portrait nuancé d’Ingrid Bétancourt. Parfois décrite comme “hautaine, arrogante, égoïste et distante”, parfois comme “leader née, convaincante, tolérante, humble”, Ingrid Bétancourt semble ne pas avoir fait l’unanimité. quoi de plus normal après tout ? Six années de captivité ne laissent pas idemne. N’importe quelle amitié en aurait souffert. Ne dit-on pas que les situations extrêmes montrent les limites de chaque personne ? Qui, qui d’entre nous aurait été un charitable et bon samaritin ?

Bref, ce que je regrette, c’est que les médias qui ont tant soutenu le combat pour la libération d’Ingrid Bétancourt se délecte autant de tout ce qui peut aujourd’hui nuire à la réputation de l’héritière. Entre le fait d’exposer à la face du monde l’explosion de son couple et de faire tout un ramdam médiatique (un de plus concernant cette affaire) autour du livre de Clara Rojas, on se demande ce qui les arrêtera.

Je relève toutefois la volonté de la dite Clara Rojas de ne pas tomber dans ce piège et de ne pas fustiger son ex-compagnon d’infortune. Elle sait être franche, dire que cela a été difficile, que leur amitié en a souffert. Il n’y a là que de la franchise. Ne pas sombrer dans la diabolisation est une qualité. Elle l’a. Attention cependant, à s’en tenir à ses propos purs et ne pas donner trop d’importance à la mise en relief qu’en font les journalistes. Car si Clara Rojas est là dans le cadre de la promotion de son livre, les journalistes, eux, sont là pour vendre leur émission. Après tout, c’est leur métier.

Bah vl’a que Hollande veut aussi faire la danse du centre !

Après Dominique de Villepin, François Hollande se rapprocherait-t-il de François Bayrou ? L’ancien premier secrétaire du PS vient de proposer au président du MoDem une “clarification des convergences et des divergences” puis le cas échéant d’en “tirer les conclusions”.

Conclusion genre “on est des copains hein, alors on se fait pas mal aux régionales…”

Dans un entretien à paraître jeudi dans L’Express, l’ancien numéro 1 du PS affirme que son parti «ne doit céder ni à la diabolisation sans raison ni à la séduction sans principe mais proposer une clarification des convergences et des divergences».

Oui parce que notre bon françois, il n’a jamais versé dans la diabolisation du MoDem… Jamais !

Alors que la question des alliances avec le MoDem agite régulièrement le parti socialiste, depuis la présidentielle,  le député de Corrèze, François Hollande affirme que c’est à François Bayrou «de sortir de l’ambiguïté dans laquelle il se trouve. Proposons-lui de parler de politique sociale, fiscale, économique ou étrangère et de ne pas se limiter à la condamnation de la concentration des pouvoirs, de l’atteinte aux libertés et à la laïcité».

Bon, avouons que là, il a raison ! Il serait temps que François, celui du centre, parle un peu d’autre chose que du méchant Nicolas qui ne fait rien que des bêtises. En fait, il serait temps qu’il nous ponde un programme, que l’on voit un peut ce que l’on a à faire avec lui ! Ceci-dit, depuis le début de la campagne des européennes, il n’a de cesse il faut bien le dire de faire des déclarations tout à fait… nationales !

«Qu’il abatte ses cartes et affiche ses idées. Et nous aussi», lance Hollande. D’après lui, «si les divergences l’emportent sur les convergences, chacun comprendra le refus de l’alliance. Si c’est l’inverse, alors il faudra en tirer les conclusions». Et l’ex-dirigeant socialiste d’exhorter: «Pas d’arrangements ! De la clarté ! Si nous avons suffisamment à faire ensemble, disons-le sans avoir peur de perdre notre âme. Et sinon, respectons-nous sans faire semblant de parler la même langue. L’antisarkozysme n’est pas un programme».

Ah ! On commence ce paragraphe avec un aveux : il faut que le PS joue carte sur table et affiche ses idées… Ben oui, parce qu’on ne sait pas bien non plus ce que veut le PS. Tantôt pour les alliances, tantôt contre, il faudrait bien qu’il clarifie ses positions. Puis il faudrait que, même si les divergences l’emportent, chacun se respecte. Quand je vous dis qu’on est au pays des bisounours ici ! Bon, il faut quand même relever cette dernière phrase qui, franchement, si le contexte n’était pas celui qu’il est, porterait à rire aux éclats : “l’antisarkozysme n’est pas un programme”. Et bien avec le temps, on aurait presque cru que c’était le nouveau programme commun de la gauche et du centre-gauche !

Reconnaissant à  Bayrou «du panache dans la solitude», François Hollande estime, toutefois, qu’il a été «l’un des responsables» de l’accession de Nicolas Sarkozy à l’Elysée. Hollande rappelle sa «stratégie d’alliance» pour le PS lors des municipales de 2008: «le rassemblement de la gauche sur un projet avec des partenaires liés par un contrat», et les alliances locales avec le MoDem sur le «respect de ces principes». Et de conclure: «C’est la même stratégie que je propose pour les scrutins à venir. Que François Bayrou affiche la sienne».

Ah ah ah ! Du panache dans la solitude ! Encore une fois je suis d’accord avec lui, mais pour la solitude seulement. Pour ce qui est du panache on repassera parce que n’exister qu’en jouant sur la fibre anti-tout, je ne trouve pas vraiment que ce soit du panache. Pour ce qui est de reconnaitre le rôle de Bayrou dans la victoire de Sarkozy… Ca ne va pas vraiment apaiser les relations ! Bon et puis on fini sur une dernière touche comique : il arriverai presque à nous faire gober que la stratégie des municipales était clair. M’enfin s’il parvient à faire avaler ça à François du Centre de Soubirou, il sera parvenu à réaliser un véritable tour de force : le même que celui de Miterrand avec les communistes. Parce qu’avec une stratégie pareille, le MoDem va droit dans le mur ! Ah, ils sont fort ces François ! Mais il ne faudrait pas qu’ils prennent les français pour des cons trop longtemps !

Ceci étant dit, elle en dit quoi Martine ? Parce que c’est elle la chef non ?

L’Europe est notre force

Voici des extraits d’une tribune d’Hervé Morin, président du Nouveau Centre dans le Télégramme de Brest et intitulée «L’Europe est notre force»

« La campagne des élections européennes est ouverte. A moins de cent jours du scrutin, les partis politiques achèvent la constitution de leurs listes. Au Nouveau Centre, nous avons fait le choix de l’union avec nos partenaires de l’UMP, parce que la crise économique rend plus que jamais nécessaire le rassemblement de la majorité.

Pour nous, centristes, l’Europe n’est pas seulement une construction, c’est un socle de valeurs communes que notre famille politique a porté à travers l’histoire : la liberté, l’humanisme, les solidarités, le désir et la volonté de paix. Au cours de la campagne, le Nouveau Centre entend porter trois messages.

Le premier, c’est qu’il faut remettre de la politique en Europe. Voilà trente ans cette année que les députés européens sont élus directement par les citoyens. Le parlement européen est le seul exemple au monde d’une assemblée transnationale dotée du pouvoir de fabriquer des lois contraignantes. Cela devrait faire des élections européennes un rendez-vous démocratique majeur. Elles restent pourtant un rendez-vous manqué. (…)

Les citoyens doivent pouvoir connaître le nom du futur président de la Commission selon le résultat des élections. Cela contribuera à européaniser un scrutin qui n’est encore que la juxtaposition de vingt-sept élections nationales. Portons ainsi l’idée que les élections européennes soient organisées partout le même jour dans le cadre de listes véritablement européennes avec des programmes élaborés en commun par les partis politiques européens.

Notre second message est que, dans la conjoncture économique actuelle, les citoyens ne demandent pas tant une Europe qui les protège qu’une Europe qui répare ce que la crise est en train de détruire. Réparer, c’est d’abord instaurer des règles de gouvernance européenne dans différents domaines que sont notamment la régulation des marchés financiers, le contrôle des agences de notation et la lutte contre les paradis fiscaux ; car l’Europe doit bien sûr porter, dans l’économie de marché, l’idée de la morale et de l’éthique. (…)

Le troisième message que nous entendons porter, c’est celui d’une Europe capable de projeter son modèle sur la planète. L’Europe, c’est le plus beau contrat collectif au monde. Notre projet est différent de celui des Etats-Unis, comme il est bien entendu différent du modèle chinois, indien ou brésilien. Il est le meilleur pour l’homme. Nous sommes porteurs d’une vision solidaire et coopérative de l’organisation du monde qui nous place à l’avant-garde sur de nombreux fronts : la lutte contre le changement climatique, avec une diplomatie environnementale qui a déjà permis de faire bouger les lignes, la promotion de la diversité culturelle et linguistique, la reconnaissance de normes sociales internationales, le dialogue des cultures et des civilisations. (…)

L’évolution du monde rend plus que jamais nécessaire l’émergence d’une véritable puissance publique européenne. Mais ayons l’honnêteté de reconnaître qu’il n’existe pas d’ambition fédérale à vingt-sept. C’est pourquoi il nous faut inventer de nouvelles formes de coopération pour surmonter les blocages et les lenteurs d’une Union élargie. On ne fera pas l’Europe des cinquante prochaines années comme nous l’avons faite depuis un demi-siècle. Il ne s’agit pas de renier les pères fondateurs mais de faire preuve de pragmatisme pour franchir une nouvelle étape de l’intégration européenne. Tôt ou tard, les Etats qui en ont la volonté politique devront conclure entre eux un nouveau traité avec l’ambition de construire une Europe politique responsable et influente.»

Monory, Rotary, hypocrisie et compagnie…

Voilà, ce qui devait arriver arriva, René Monory est mort. Nicolas a eut beau nous asséné qu’il n’y avait pas de fatalité durant toute la durée de sa campagne, ce fut un mensonge… Car s’il est une fatalité par excellence à laquelle personne sinon le Christ (et encore, lui-même est mort) ne peut échapper, c’est le passage dans l’au delà. René Monory, ancien Président centriste du Sénat a donc cassé sa pipe à l’âge de 85 ans. Et comme le dit la chanson : “quand il est mort, tout ces amis pleuraient”. Alors comme à chaque décès, on voit défiler sur le fil des dépêches AFP une série de déclarations d’hommâges toutes plus sincères les unes que les autres. Mais alors il a toujours eu tant d’ami que ça ? Non parce qu’en politique, même si on est centriste, on a pas toujours que des amis…

Il avait commencé comme garagiste à Loudun, un bled que personne ne connait vraiment mis à part ceux qui y vivent ou à proximité et tous les bien pensants qui en parlent parce que ces temps ci, ça fait bien d’en parler. Bon, ceci étant dit, ça ne lui enlève aucun mérite. Il avait donc commencé comme garagiste à Loudun et n’a jamais passé son bac. Réussissant bien en affaire, le voilà notable. Il prend la Mairie en 1959 puis passe conseiller général. Pour faire court, il est élu sénateur en 1968 et entre au gouvernement de Raymond Barre 9 ans plus tard au poste de ministre de l’Industrie. En 1992, après avoir été plusieurs fois ministre, il devient Président du Sénat. Incroyable, fulgurante ascension.

Alors ce personnage arrivé en politique par les chemins de traverse n’a-t-il eu que des amis sincères ? Très certainement tant qu’il leur apportait quelque chose. N’empèche qu’en 1998, ses amis avaient tous mit le vieux au rebus. Pohérisé disaient-ils. Pour les non initié, cela signifiait “vieillissant”. Ah, les amis… D’ailleurs, à l’époque, chirac disait que malgrès des liens anciens d’amitié et d’estime, il ne voulait intervenir ni de près ni de loin dans l’élection du président du Sénat. Autrement dit, je t’aime bien copain, mais sur ce coup là tu te démerde !

Bref tout ça pour dire que je troive parfois un peu hypocrite les réactions de tristesse de personnes qui ne l’on certainement pas toujours soutenu. Ceci dit, je suis moi aussi touché par la disparition de cette figure du centriste et de l’ascension sociale quand bien même elle n’est pas le signe d’une réussite de l’école républicaine. Et j’ajoute ainsi ma pierre à l’édifice de l’hypocrisie inconsciente. Salut l’artiste.

MoDem, nouveau parti anti-capitaliste ?

Voici des extraits d’une interview donné par le président du Mouvement démocrate, François Bayrou au Monde.

«Un autre monde est possible», disiez-vous le 29 mars, lors de la première convention européenne de votre parti. Le G20 est-il parvenu à jeter les bases de ce nouveau monde ? Le G20, c’est un premier pas qui n’est pas négligeable. De là à jeter les bases d’un nouveau monde… Nicolas Sarkozy emploie une expression que je récuse : il dit “capitalisme moral”. Le capitalisme est amoral par nature ; son but mécanique est de faire de l’argent, sa loi est celle du profit. Une fois qu’on a compris cela, on peut lui imposer des règles de transparence et de stabilité. Mais le capitalisme ne peut être un projet de société. Un chef d’Etat français ne peut pas définir son projet par le mot capitalisme. Si comme je le veux, notre projet doit être humaniste, sans concessions, il devra s’imposer en dépit du capitalisme, et s’il le faut contre lui. Le capitalisme est inégalitaire par essence, et l’humanisme est égalitaire par vocation.

Cette dernière phrase me choque ! Elle est en quelque sorte la preuve que François Bayrou ne s’arrête plus d’être de plus en plus à gauche. Il distille désormais des propos ouvertement anti-capitalistes ! Alors François Bayrou jouerait-il la même musique que celle d’Olivier Besancenot ? Je ne le crois pas. En effet, il y a certes une critique commune du capitalisme mais les projets de société ne sont pas les mêmes.

Alors qu’Olivier Besancenot souhaite une lutte des classes, une révolution et une dictature du prolétariat, François Bayrou souhaite l’émergence d’une société humaniste, c’est-à-dire totalement tournée vers l’être humain lui-même. En cela, je suis d’accord avec lui ; il y a une grande nécessité de remettre l’Homme au cœur des débats.

Ce qui me gêne, c’est qu’il affirme que ce projet de société pourrait s’imposer contre le capitalisme. “Si comme je le veux, notre projet doit être humaniste, sans concessions, il devra s’imposer en dépit du capitalisme, et s’il le faut contre lui.” Oui, en dépit ou contre lui, comme si le capitalisme et l’économie de marché étaient des obstacles au bonheur de l’homme… Mais alors quel est le projet économique du MoDem ? Quel est vraiment son projet de société ? Un humanisme en dehors du capitalisme ressemblerait à quoi ? En fait, la véritable question que je me pose est celle de savoir que met-on à la place du capitalisme ?

Ce modèle est souvent qualifié de pire des modèles à l’exception de tous les autres… Alors je serais heureux de savoir exactement ce que notre voisin centriste propose à la place du modèle capitaliste et savoir si cela est vraiment sérieux ou simplement un discour vaporeux ?

Quand le MoDem est prêt à discuter avec la droite…

bayrou-villepin-royalFrançois Bayrou vient de faire une déclaration détonante dans “Le Monde”. Le voilà prêt à discuter avec la droite ! Deux ans après avoir défendu mordicus l’idée que le centre devait être indépendant de la droite et s’affirmer comme une force démocrate indépendante de toute puissance écrasante, il nous chante la petite musique de celui qui verrait bien un retour en grâce un peu forcé. Il faut dire que le bilan n’est pas extra… Peu d’élus, des défections en série, des opportunistes de tout bord disponibles à toutes les élections (Azouz, notre très cher “je-suis-de-droite-mais-peut-être-de-gauche-alors-au-centre”), les rangs ne comptent pas beaucoup de grandes figures. Et puis il faut bien avouer que les seuls maires “MoDem” élus en 2008 l’ont été avec le soutient systématique de… la droite ! Ah bah oui en fait, peut-être que “faire de la politique autrement” (slogan chipé à Jean-Luc Roméro et son microscopique “Aujourd’hui Autrement”) n’est qu’un moyen de racoler quelques déçus du PS ou de la politique… Mais alors le MoDem va-t-il retourner travailler avec la droite ?

Pas tout à fait, puisque la place est prise par le Nouveau Centre qui a vite compris qu’être fidèle à son positionnement vallait mieux que d’aller chercher quelques bobos indécis de centre-gauche. Alors quoi ? Et bien notre bon François de Pau (ah non pardon, vraiment désolé) Bayrou a déclaré dans la presse qu’il était prêt à discuter avec Dominique de Villepin. Ah, ils auraient donc quelque chose à se dire ces deux là ? Peut-être que “je-serai-président-après-les-européennes” veut s’excuser de la motion de censure qu’il a voté en 2006 contre “je-serai-président-sans-élection”. Parce que, rappelez-vous quand même que lorsque Dominique de Villepin était chef du gouvernement, la chanson de François n’était pas la même… Il fallait dénoncer la terrible politique de droite-libérale déguisée du premier ministre.

La hache de guerre serait-elle enterrée ? Il semblerait que oui ! Mais alors par quel miracle de grâce le très saint père a-t-il permis ce rapprochement ? Je crois qu’il ne s’agit pas vraiment d’un miracle d’amour mais plutôt de la réalité de la haine. car ces deux hommes se détestent et se détesteront encore. Simplement, ils détestent tout les deux encore plus Nicolas Sarkozy. Or, on sait combien la haine rapproche. Les énemis d’hier seront les amis de demain le temps de se débarasser de l’obstacle commun.

La logique du MoDem (enfin de François et Marielle, mais ça reveint au même… espérons que Corinne va s’en rendre compte un jour) est donc résumé dans cette manoeuvre : on est enemis de tout ce qui représente le pouvoir et amis de tout ce qui représente l’opposition. Alors de Villepin à droite, ok, mais de Villepin dans la droite d’opposition. Si ce n’est pas une merveille d’opposition systématique ça ! Voilà comment on fait de la politique autrement : on s’arrange pour être sans-cesse dans l’opposition de façon à critiquer un maximum et faire les gros titres. Vaste programme pour la France… Un seul mot d’ordre : être contre. Contre le bouclier fiscal, contre la réforme des université telle qu’elle est proposée, contre les franchises médicales, contre ceci, contre cela… Bravo, pourvu que ça dur !

Social-Libéral est aussi libéral !

Je reviens souvent sur le fait que je suis social libéral. Le plus souvent, c’est pour clamer des revendications liées à mes préoccupations sociales qui me font croire en la nécessité d’une solidarité collective étatiquement organisée de façon à éviter toute carence. Ceci-dit, à force de vociférer dans le sens social du terme social-libéralisme -ce qui est aussi une façon de me démarquer de l’UMP- et de ma prétendre idéologiquement proche de Jean-Christophe Lagarde (ce qui est on ne peut plus vrai), certains finissent par me croire au bord de l’adhésion au MoDem, voire, au PS. Je vais donc revenir sur le sens que je donne au mot libéral.

Tout d’abord, je crois que je le répète assez souvent depuis quelques temps : le Nouveau Centre est le parti de toutes les libertés. Hervé Morin n’a de cesse de nous le rappeler. Or, si on écoute avec attention cette petite phrase, on se rend compte qu’il y a selon nous plusieurs libertés. Mais alors quelles sont-elles ? Qu’importe dirons ceux qui ne sont pas intéressés ou ceux qui ne voudrons pas réfléchir à la question, puisqu’on les soutient toutes. Certainement, mais il est bon toutefois de faire la nuance, ne serait-ce que pour mettre en exergue la pluralité de ce terme.

Les libertés individuelles

Revenons d’abord sur cette liberté qui est selon moi la plus importante de toutes : la liberté individuelle. D’ailleurs, il me semble qu’il faut encore mettre ce terme au pluriel pour parler des libertés individuelles. Il s’agit de promouvoir ici la liberté de fonder une famille, la liberté d’entreprendre, la liberté de mener sa vie telle qu’on la souhaite. La liberté de vivre en somme ! Dans ce cadre, la loi doit être un frein à toutes les pratiques individuelles qui viendraient par leur nature même restreindre un certain nombre de libertés individuelles. Ainsi, il ne s’agit pas de faire des lois restreignant, sous prétexte d’une morale trop conservatrice, la liberté de chacun de mener sa vie comme il l’entend. Une loi contre les discriminations, d’accord ; une loi discriminante, certainement pas !

Il s’agit donc de faire passer le message selon lequel nous devons vivre avec nos différence. Le libéralisme est quelque part un message de tolérance. C’est une façon de dire : chacun est libre. Légiférer en tant que libéral, c’est légiférer en étant particulièrement attentif à ne pas porter atteinte aux libertés individuelles. En ce domaine, les juridictions administratives françaises sont assez encrées du côtés des libertés en interdisant les mesures de police générales et absolues.

Les libertés économiques

Il faut ensuite engager la conversation sur un terrain plus délicat, celui des libertés économiques. C’est cette partie de l’idéologie libérale que l’on appel souvent le libéralisme et qui a mauvaise presse. Je ne reviendrais pas aujourd’hui sur l’histoire de ces courants qui ont vu le jour avec Adam SMITH et David RICARDO. Cependant, il convient de rétablir quelques vérités sur cette idéologie. Tout d’abord, non, le libéralisme économique ne passe pas forcément par une absence de sécurité sociale… Non, le libéralisme n’est pas une ode à la supression de tous les services publics. Simplement est-ce une façon de dire que peut-être serait-il bon de recentrer l’Etat sur ses fonctions les plus régaliennes plutôt que de le laisser devenir omnipotent. Aussi, il ne s’agit pas de remettre en cause l’égalité devant le service public mais simplement, pourquoi pas, de laisser le choix aux individus entre les services étatiques et des services privés.

Dire que je suis économiquement libéral n’est pas un mensonge. Pourtant, je ne suis pas de ceux qui souhaitent que l’Etat se désengage, bien au contraire. Simplement, cela signifie que j’aimerai voir des budgets en équilibre en terme de fonctionnement. Ainsi, peut-être serait-il utile de revoir quelles sont vraiment les fonctions régaliennes de l’Etat, et quelles sont les secteurs où un tant soit peu de faste est nécessaire pour définir clairement quels sont ceux qui ne le sont pas. Si on cessait de réaliser sans cesse des dépenses de faste là où elles ne sont pas utiles, alors on réaliserait déjà une économie non négligeable. Aussi, il est clair que le train de vie de l’Etat doit être considérablement réévalué à la baisse. Je ne pense pas qu’il faut aller jusqu’à l’orthodoxie nordique qui a pour effet de lésiner jusque sur la sécurité mais essayer tout de même de faire diminuer les frais.

Pour exemple, en ce qui concerne les collectivités locales. Essayer simplement d’imaginer les conséquences d’une réforme simple qui consisterait en la détermination d’une répartition claire des rôles entre les différentes entités territoriales. Il s’agirait uniquement de coucher sur le papier un “qui fait quoi” des collectivités territoriales. Cela entrainerai d’abord la cessation d’un certain nombre d’idioties à commencer par les financements partiels parallèles. Construisez un gymnase aujourd’hui, vous aurez des subventions de la région au titre de sa politique de dévellopement des activités sportives, une du département pour le développement des infrastructures et, peut-être, une autre parce que vous avez l’audace de le placer dans un quartier réputé sensible. Avec ce système, on fini par ne plus savoir qui paye quoi et personne, parce que leur participation n’était pas importante eut égard de la dépense globale, n’a vérifié si cet ouvrage était nécessaire. Deuxième économie, à l’occasion de l’inauguration : il n’y a plus besoin d’un kilomètre de ruban et d’innombrables plateaux de petits fours et de coupes de champagne puiqu’au lieu de trois voire quatre acteurs, la collectivité n’aura à en remercier qu’un. Cela sera la même chose lors des traditionnelles cérémonies des vœux en janvier… Et ce n’est qu’un exemple de petite mesure.

Pour ce qui est d’une récente mesure du gouvernement, à savoir le bouclier fiscal, sachez que je trouve relativement juste le fait de ne pas verser à l’Etat plus de 50% du fruit de son travail. Ceci étant dit, je pense aussi que la liberté passe par la santé et l’éducation et que l’on ne peut pas, pour assurer la liberté de chacun, faire incomber le coût de ces postes santé et éducation aux ayant droits. Ainsi, je crois en un système de redistribution des richesses ainsi que dans une échelle de participation proportionnelle aux revenus… Il faut trouver le juste équilibre entre la nécessité de solidarité et l’exigence de liberté…

Bref, tout ça pour vous dire qu’en tant que social-libéral, je me définit aussi comme un libéral.